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EXTRAITS


C
ette rubrique a pour vocation de collecter les morceaux choisis, les extraits qui font réagir, ou encore les phrases chocs ou drôles, celles que l'on a eu envie de relire plusieurs fois... Elle sera enrichie au fil du temps...et de nos lectures, mais nous aimerions ouvrir cette rubrique, donc vos suggestions et enrichissements seront les bienvenus !!  :
 
@

Touristes blaireaux en partance pour la Tunisie !

Maurice Gouiran  : « Le dernier des Chapacans »

" C'était un couple de blaireaux, comme il en existe des milliers,  qui quittait pour quelques jours leur F4 d'une obscure cité de la périphérie marseillaise pour aller jouer les cacous - voire les émirs - dans nos anciennes colonies. Mais comme ils passaient tous leurs moments de loisirs devant la télé à mater les jeux débiles - qui font croire aux "tchoutchous" qu'ils sont les égaux d'Einstein ou de Pasteur - et les divertissements "made in America" - qui vous dédouanent de tous les complexes de voyeurisme - de TF1 ou de M6, ils ignoraient certainement qu'Habib Bourguiba était passé par là et que la Tunisie était indépendante depuis quarante-cinq ans !"


Amitié !
Jean Claude Izzo :
« Total Cheops »
"
Pourquoi était-il si difficile de se faire un ami passé 40 ans ? Est-ce parce que nous n’avons plus de rêves, que des regrets ? »


Marseille !
Jean Claude Izzo : « Total Cheops »
"Marseille n’est pas une ville pour touristes. Il n’y a rien à voir. Sa beauté ne se photographie pas. Elle se partage. Ici, il faut prendre partie. Se passionner. Etre pour, être contre. Etre violemment. Alors seulement, ce qui est à voir se donne à voir. Et là, trop tard, on est en plein drame. Un drame antique où le héros, c’est la mort. A Marseille, même pour perdre, il faut savoir se battre."


Violence !
Brigitte Aubert :
« Le couturier de la mort »
L'assassin répond mentalement à son arrogant patron : "Un jour, je te souderai les couilles au chalumeau..."


Haïku
Gilles del Pappas : « La mue de la Cigale »
"Sur les oeillets blancs, un papillon. De qui est-ce l'âme?"


Camouflage...
Patrick Süskind « Le Parfum »
"...Un autre parfum de son arsenal était destiné à susciter la pitié et fit ses preuves sur les femmes d'âge moyen et avancé. Il sentait le lait maigre et le bois tendre et propre. Quand il s'en mettait, Grenouille - même s'il était mal rasé, qu'il avait la mine lugubre et qu'il était enveloppé d'un manteau - faisait l'effet d'un petit garçon pâle dans un pourpoint élimé, et il fallait l'aider..."


Féminisme au moyen-âge
Sharan Newman « Meurtres dans la basilique »
"Il jeta un regard à sa fille. Si seulement elle avait été un garçon, son intelligence lui aurait été utile. Il n'aurait jamais dû lui apprendre l'alphabet..."


Fantômes
Matthew Pearl « Le cercle de Dante »
Dialogue entre Holmes et Lowell, deux des membres du cercle..."Comment se fait-il que j'ai cru entendre des voix à l'intérieur, Lowell? Etaient-ce des fantômes?
- Lorsqu'on demanda à Coleridge s'il croyait aux fantômes, il répondit par la négative, expliquant qu'il en avait vu trop souvent"...


Concision
PD James « Meurtres en blouse blanche »
"Savoir ce que l'on veut dire, et le dire avec un minimum de mots bien choisis, est une aptitude aussi rare chez les policiers que chez le reste des mortels".


Super nana...
PD James « Meurtres en blouse blanche »
"...et il se retrouva quasiment dans les bras d'une extraordinaire apparition, peinturlurée comme une caricature de prostituée. Elle portait une robe du soir courte, en mousseline rouge, qui eût déjà été ridicule sur une femme deux fois plus jeune qu'elle. Le décolleté était si profond qu'on voyait le sillon entre ses seins flasques, remontés par les balconnets de son soutien-gorge, et la poudre de riz incrutstée dans les rides de sa peau jaunie et desséchée. Ses cils étaient alourdis de mascara, ses cheveux cassants, teints dans une espèce de blond filasse, encadraient de bandeaux laqués son visage grossièrement fardé..."


Perspicacité
Jean Bernard Pouy «RN 86 »
"Quand on est désespéré, on pense, on ne lit pas."