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1964
« Un amour Importun »  
Le masque
Premier roman, où nous faisons connaissance de l’inspecteur Wexford qui sera l’enquêteur de plusieurs autres énigmes. Des poèmes de Swinburne et Christina Rossetti, des livres anciens, un mystérieux amoureux : voilà des pistes bien maigres pour retrouver le meurtrier de Margaret Parsons, celui qui l’a étranglée à l’aide d’un foulard de nylon rose et a abandonné son corps dans la forêt...De l’avis de tous, Margaret Parsons était une femme terne et incolore, à la vie monotone et simple. Aurait-elle donc été capable de susciter une passion meurtrière?
1967
« La gueule du loup »  
Calmann-Levy
Une lutte effrénée, où tous les coups sont permis, oppose l’agence de Moscou à celle de Londres ; cependant, les espions de cette guerre ont pour particularité d’être... des enfants. Dans ce monde aux jeux dangereux, vient s’imbriquer l’histoire de John Creevey qui traîne derrière lui ses déboires conjugaux. Parce qu’il est arrivé à décrypter le code de l’agence de Londres, il fera passer un message donnant l’ordre de suivre l’amant de sa femme. Ce geste aura pour conséquence de précipiter le jeune Charles Mabledene au visage d’ange, dans la gueule du loup, seul et face à un homme dont les goûts sont pour le moins particuliers. La perversité enfantine aux prises avec celle des adultes sera peut-être victorieuse, mais au prix de quelles blessures ?
« La police conduit le deuil »  
Le masque
Ann Margolis a disparu.Ce pourrait bien être une escapade... s’il n’y avait cette lettre anonyme. Un informateur zélé a livré à la police le nom et le signalement de l’assassin. Et même l’heure du crime... Pourtant, tout cela ne mène nulle part.Une tache de sang sur un tapis, un couple suspect aperçu dans l’allée du jardin. C’est tout. Et c’est maigre. Pas de cadavre, pas d’arme, aucune piste sérieuse. A croire qu’il ne s’est rien passé.A moins que... ce briquet retrouvé sur les lieux du crime... un objet de grande valeur, pourtant l’inscription : « Pour Ann, lumière de ma vie ».Qu’est-il arrivé à Ann ?
1968
« La maison de la mort » 
Le masque
C’est à n’y rien comprendre. Qu’est-ce que Louise peut bien trouver, à ce représentant en chauffage central ? Un vulgaire démarcheur un peu balourd... Alors qu’elle a sous la main un mari comme Bob ; bien bâti, le sourire charmeur... Un bel homme, vraiment ! Bah ! Ce n’est peut-être qu’une tocade. En tout cas, les ménagères de Orchad Drive sont ravies. Enfin l’occasion de se régaler de cancans, d’échafauder mille hypothèses, de spéculer sur la fin de cette aventure... Si Bob rentrait à l’improviste et les surprenait ? Et la femme du représentant, soupçonne-t-elle quelque chose ? Oh ! ça pourrait se terminer mal, chuchotent les commères, les yeux brillants...
1969
« Le meilleur des témoins »
Le masque
Adieu buffet froid et champagne, il n’y aura pas de mariage. Et tant pis pour les invités qui, dans leurs costumes des grandes occasions, piaffent devant l’église. Bigre, quelle décision ! La mariée n’a pourtant pas changé d’avis, le marié non plus... N’est-il pas excessif d’annuler la cérémonie sous prétexte qu’un des témoins ne viendra pas ? Sans doute. A moins que le témoin ne s’appelle Charlie Hatton. Après tout, Charlie a toujours vu grand : beaucoup d’argent, beaucoup d’esbroufe, beaucoup de chance... Il est normal que sa mort fasse beaucoup de bruit. Oui, il peut être content. L’assassin lui fait tenir la vedette. Pour une dernière fois...
1970
« Et tout ça en famille » 
Le masque
Ni les débordements d’une passion torride ni la vulgarité de l’amour popote... Non, les Nightingale ont les rapports courtois qui seyent aux époux bien élevés. Jamais un mot plus haut que l’autre. Et pas de marmots. Ajoutez à cela l’aisance matérielle : bonnes oeuvres pour Madame, bonne situation pour Monsieur... Bref, les Nightingale sont l’image du bonheur. Certes il y a toujours, même dans une mécanique bien huilée, quelques ratés, cependant, un raté de cette ampleur... Pensez, il paraîtrait que Madame allait lutiner dans le bois à la nuit tombée ! Avec qui mystère. Mais ça n’a pas dû plaire. Parce que Madame n’y a pas survécu...
1971
« Morts croisés » 
Le masque
Un trio étrange où le père, la mère et le fils exécutent une curieuse partition.
1973
« Volets clos » 
Calmann-Levy
Volets clos est un chef-d’oeuvre de perversité. Se détournant délibérément de tout comportement maniaque, refusant les facilités du crime spectaculaire. Ruth Rendell se concentre plutôt sur les faiblesses de son lecteur. Flattant son goût du confort, elle le méne quelque temps sur des eaux calmes. Banlieues bourgeoises, familles unies, ménages heureux. Le crime ne rompt pas la tranquillité de ces univers pacifiés, civilisés, délicats. Il en révèle l’horreur infinie. Vieilles dames, mères douces et aimantes, mais vaguement trompés, jeunes filles impatientes, tels sont les monstres qui peuplent ce recueil de onze nouvelles.
1974
« Le jeune homme et la mort » 
Le masque
L’amour, oui, mais pas l’eau fraîche, ce n’est pas son genre : Drusilla est trop habituée aux voitures décapotables, aux parfums coûteux et aux fourrures. Elle n’y renoncera jamais, même pour les beaux yeux de Gray, car bien entendu, Gray, s’il est un amant parfait, n’a pas le sou. Classique. Ce sont toujours les maris chauves et bedonnants qui détiennent l’argent. Il faut donc se débarrasser de l’importun. Mais Drusilla ne va pas faire ça toute seule, c’est trop sordide, trop salissant pour une femme de sa classe. Gray s’en chargera. Enfin, dès qu’elle l’aura convaincu. Et ce ne sera pas facile : Gray ne ferait pas de mal à une mouche...
« Meurtre indexé »
Le masque
Enfin, la revêche Mrs Hathall a consenti à faire un séjour chez son fils. Accompagnée par ce dernier, la voici qui arrive de Londres, bien décidée à faire payer à sa bru Angela les torts qu’elle lui impute.Certainement cette Angela n’est pas une bonne épouse et elle ne dnit pas même savoir tenir son ménage...Mrs Hathall se trompe : elle constate avec dépit que la maison est impeccablement préparée pour la recevoir. Qu’importe, elle pourra faire éclater son animosité en reprochant à Angela de n’être pas venue l’accueillir à la. gare...Mais Angela a eu un empêchement majeur : elle est étendue sur son lit, on ne peut plus assassinée...
1977
« Fantasmes » 
Le masque
Andrew, cher Andrew... Pour leur mariage, elle lui a offert une voiture de sport. Rouge vif. Et pour son anniversaire, une montre en or. Massif. Andrew, cher Andrew... C’est un plaisir que de lui faire des cadeaux, il les accepte avec tant de bonne grâce. Certes, les mauvaises langues disent qu’il ne l’a épousée que pour sa fortune - les gens sont si méchants... Mais c’est archi-faux. Andrew a beau être plus jeune qu’elle, il l’aime. Jamais il ne la ferait mourir à petit feu en empoisonnant son thé..
1978
« Etrange créature »
Le masque
La femme, assassinée d’un coup de poignard, découverte dans les faubourgs de Kingsmarkham, est rapidement identifiée comme étant Rhoda Comfrey. Elle avait cinquante ans et c’était la fille unique du vieux James Comfrey qui habite à deux pas. Mais personne ne sait où elle vivait ni ce qu’elle faisait depuis vingt ans qu’elle avait quitté sa ville natale. Son père est victime d’une attaque et meurt à l’hôpital sans avoir pu fournir d’explication. Notre vieille connaissance, l’inspecteur-chef Wexford se trouve devant un des cas les plus mystérieux qu’il lui ait été donné de résoudre : pas de témoin, pas de mobile, pas d’arme du crime, pas même l’adresse de la victime. Seule piste : le portefeuille de crocodile découvert dans le sac de Rhoda.
« Le petit été de la Saint Luke» 
Le masque
Le cauchemar recommence ! Il y a huit mois, c’est la petite Stella Rivers qui disparaissait. Aucune trace, aucune nouvelle depuis. Aujourd’hui, c’est le tour de John Lawrence. Le gamin s’amusait avec les autres enfants sur les balançoires. Et puis, lorsqu’il avait fallu rentrer pour le goûter, plus de John. Une fugue ? Une bouderie ? Les gosses s’étaient chamaillés dans l’après-midi, mais inutile de se faire des illusions. D’après divers témoignages, un individu rôdait souvent autour du terrain de jeux. Alors, un maniaque à Kingsmarkham ? L’inspecteur Wexford n’aime pas l’idée que sa ville puisse abriter un fou criminel. Mais il faut bien se rendre à l’évidence...
« Le pasteur détective » 
Le masque
Charles et Tess sont jeunes, beaux et ils s’aiment. Mieux, ils veulent se marier et avoir une ribambelle d’enfants. Intention louable, certes, et pourtant le père de Charles n’est pas d’accord. Tess est charmante bien sûr, mais elle a le défaut d’être la fille d’un criminel expédié au gibet des années auparavant pour le meurtre d’une vieille dame. De là à s’imaginer qu’elle cache dans ses gènes une tendance au meurtre, il n’y a qu’un pas. Alors l’idéal, pour laver Tess de cette tache originelle, serait d’innocenter son père. Seulement voilà. A l’époque, c’est l’inspecteur Wexford qui menait l’enquête. Et il sait fort bien qu’on n’a pas pendu un innocent...
1979
« La banque ferme à midi »
LGF
La succursale de l’Anglian-Victoria à Childon est une banque minuscule. A tel point que deux personnes suffisent à la faire fonctionner. Il n’empêche que le contenu de son coffre suscite la convoitise. A commencer par celle du directeur lui-même. Chaque jour, en cachette, il sort les liasses de beaux billets craquants dont il a la garde et les palpe, les soupèse, les caresse avec amour. Mais franchir le pas et embarquer le magot, c’est une autre affaire. Sa femme, ses enfants, son pavillon, un monde de respectabilité le rappelle constamment à l’ordre. Non, vraiment, il n’osera jamais. A moins de profiter d’un hold-up, peut-être...
« L'enveloppe mauve »r 
Le masque
Quand, dans le même petit immeuble, cohabitent un psychopathe timide et un jeune étudiant qui prépare une thèse clinique sur... les psychopathes... Quand, par hasard, ces deux hommes portent le même nom et surtout, possèdent la même initiale pour leur prénom... il peut en arriver des choses... Grâce à son talent coutumier, l’auteur brode, à partir de cette coïncidence, un récit bien ourlé (1976) avec une chute en dégringolade.
1980
« La fille qui venait de loin » 
Le masque
Sir Manuel Camargue a été le plus grand flûtiste de son temps. Il s’est maintenant retiré, bien que son renom reste universel, et il vient d’annoncer son intention de se remarier avec une jeune femme qui a cinquante de moins que lui. Or, le jour de la publication des bans à l’église paroissiale de Kingsmarkham, il meurt noyé dans le lac de sa propriété, victime d’un tragique accident. L’inspecteur-chef Wexford commence à trouver cette mort suspecte lorsque apparaît la fille de Camargue, devenue une riche héritière, mais que son père n’avait pas revue depuis dix-neuf ans... Cette femme séduisante est-elle ce qu’elle paraît être ? Est-elle même celle qu’elle prétend être ?
« Les corbeaux entre eux » 
LGF
Disparu, Mr Williams ? Oh ! il a dû quitter sa femme... Quelque chose vous tracasse, inspecteur ? Il est vrai que Colin Budd et les autres se font agresser à coups de couteau pour presque rien... par des petites auto-stoppeuses... Et tout le monde sait que Mr Williams a un faible pour les adolescentes. A propos d’adolescentes, inspecteur Wexford, vous qui en voyez partout en ce moment, que signifient les sinistres corbeaux qui planent sur les jeunes filles des environs ?
« Le lac des ténèbres »
Le masque
Ce récit criminel reprend le thème des trois Parques au masculin. Il s’agit en effet de trois personnages très diversifiés qui tentent ironiquement de forcer la destinée et se dirigent vers le désastre. L’intérêt du suspense repose sur le fait que le lecteur connaît beaucoup plus d’éléments que les acteurs de ce drame, ce qui produit un intense suspense.
1982
« L'arbre à fièvre » 
Le livre de Poche
« Où sévit la malaria pousse l’arbre à fièvre. » Cette phrase énigmatique ouvre ce recueil de onze nouvelles de Ruth Rendell. L’arbre à fièvre n’est pas la cause de la fièvre. Il en signale simplement la présence. L’arbre à fièvre est un avertissement. Le crime, comme certaines maladies, règne à l’état endémique, annoncé seulement par des fleurs ou des arbres curieux. Ruth Rendell constitue un herbier où chaque nouvelle vient figurer les ramifications infinies, créées par une puissante et anonyme nature. Que ce soit dans un caveau en réfection au milieu d’un cimetière enneigé, dans une station balnéaire ou sur les routes désertées de la grande banlieue de Londres au crépuscule, Ruth Rendell traque les premiers symptômes sans jamais prévenir le lecteur de l’étendue du mal. Au moment où la mort violente survient, elle ne peut plus rompre l’enchevêtrement des signes et l’enchaînement des passions. Les personnages de ces nouvelles, même les plus innocents, font tous l’expérience du mal.
« Le maître de la Lande » 
Le masque
0ui, c’est bien Stephen qui a découvert le premier cadavre. Oui, c’est lui qui a inspecté la voiture abandonnée de la seconde victime. Oui, il a laissé ses empreintes digitales sur la carrosserie. Et alors ? Stephen aime la lande, il s’y promène souvent, voilà l’explication. Il est même le seul à en connaître chaque dolmen, chaque buisson. Mais qu’est-ce que ça prouve ? Son groupe sanguin est aussi celui du tueur ? Simple coïncidence. Il n’est pas psychopathe, lui, il n’a rien contre les femmes blondes. Et ce n’est pas sa faute si l’autre s’embusque sur la lande pour étrangler et scalper ses victimes.
1983
« Qui ne tuerait pas le Mandarin » 
Le masque
Une enquête de l’inspecteur Wexford avec les touches d’exotisme que suppose le titre et un art de la narration qui renouvelle ce genre de récit.
1984
« Son âme au diable » 
Le masque
Qu’il est beau, Pup, dans sa longue robe dorée semée d’étoiles et de croissants de lune ! Dolly est fière de lui. Bientôt le monde entier reconnaîtra ses talents, ses immenses pouvoirs. Il sera respecté, craint même, à l’égal des grands penseurs de l’Ordre Hermétique de l’Aurore. Lui aussi écrira de savants traités, arides comme ceux qui trônent sur l’autel du temple, entre le pentacle et la coupe sacrée. Car il n’est pas une incantation, pas une formule, pas un rituel qu’il ne maîtrise... Dolly a confiance en lui. Dolly a la foi. Elle sait qu’il peut tout obtenir, tout accomplir. Tout... N’est-ce pas pour cela qu’il a vendu son âme au diable ?
1985
« L'analphabète » 
Le masque
Mrs Coverdale est aux anges. Fini les jeunes filles au pair fantasques et insolentes, elle a trouvé la perle : Eunice est une domestique zélée et obéissante. Cuisine, ménage, gros travaux, rien ne la rebute ; elle abat l’ouvrage comme une brute. Et elle dort comme une souche. Car Eunice n’a pas d’états d’âme. A vrai dire, on se demande ce qui se cache derrière son masque placide et ses yeux froids. Eunice a-t-elle jamais ressenti une émotion ? A moins que ses soudaines impulsions en tiennent lieu. Est-ce pour répondre à l’une d’elles qu’elle va décrocher un fusil et massacrer la famille Coverdale ?
1986
« Un parfum bleu sombre » 
Futuropolis Nouvelle
Un homme d'âge mur est hanté par une ancienne histoire d'amour qui s'était terminée de façon dramatique...
1987
« Vera va mourir » 
Calmann-Lévy
Jugée pour meurtre, condamnée à être pendue, Vera Hillyard va mourir à huit heures précises. Faith, sa nièce, évoque les étapes du drame qui aura marqué à jamais les membres de sa famille. Cela aura commencé avec l’amour trop exclusif de Véra pour sa jeune soeur Eden, au point d’abandonner son mari et de délaisser son propre fils Francis qui ne le lui pardonnera jamais. Tout change avec la naissance de son second enfant. Véra se transforme. Cependant, des histoires bizarres resurgissent de son passé : une vieille femme trouvée empoisonnée, la mystérieuse disparition du bébé enlevé de son landau alors que Véra le gardait... Et Chad, le jeune journaliste amoureux de la ravissante Eden, était-il l’amant de Véra, ou quels autres liens étranges l’unissaient ils à cette famille ? Puis en peu de temps, les sentiments entre les deux soeurs se mueront en une haine implacable, haine si forte qu’elle poussera Véra au meurtre pour garder ce qu’elle aime le plus au monde.
« L'homme à la tortue » 
Calmann-Lévy
Victor viole les femmes. La police l’arrête parce qu’il a gravement blessé un jeune détective. David Fleetwood, après que ce dernier l’aie convaincu de relacher la jeune fille qu’il tenait en otage. Dix ans se passent et Victor sort de prison. Il sait que par sa faute David, paralysé, est condamné à vivre dans un fauteuil roulant. Mais Victor lui en veut d’être devenu un héros, un modèle de courage que les médias célèbrent. Il n’aura de cesse de le retrouver, de devenir son ami, de s’identifier à lui au point de vouloir séduire Clare, sa fiancée. Et l’obsession de violer ne le quittera plus. Et cette étrange phobie des tortues, provenant d’un choc reçu lorsqu’il était enfant, empoisonnera son existence et le mènera irrésistiblement, à un dénouement atroce.
1988
« L'été de Trapellune » 
Le Livre de poche
« Trapellune », anagramme de nulle part. C’était le nom qu’Adam avait donné à la propriété dont il avait hérité à ses dix-neuf ans. Il y avait passé un seul été mais cet été l’avait marqué à jamais, lui et ceux qui peu à peu l’avaient rejoint. Eté de drogue, de chapardages, suivi d’un « vol » monstrueux qui s’était terminé par un assassinat. Un été d’amour fou avec Zosie, femme-enfant qui voulait à tout prix un bébé à elle, été d’anarchie, avec Shiva, l’hindou, avec Vivien en un sens leur mère, avec Rufus, peut-être amoureux d’Adam, ou était-ce de Zosie ? Puis les survivants de cet été tragique s’étaient juré de ne jamais plus se revoir. Et voilà que dix ans plus tard, on découvre à Trapellune les squelettes d’une femme et d’un enfant. Tout allait-il recommencer, la vérité éclater au grand jour brisant leurs vies ?
« Reviens moi » 
Le masque
C'est à n'y rien comprendre. D'abord la robe. Le témoin du Clos-fleuri affirme que lorsqu'elle a coupé à travers champs, Dawn portait un ensemble mauve très voyant. Mais sous les buissons, on a retrouvé un cadavre boudiné dans une robe rouge trop étroite. Ensuite, les victuailles. Juste avant d'aller à son mystérieux rendez-vous en pleine nature, Dawn a fait quelques emplettes : un poulet fumé, des tomates, du vin... bref de quoi pique-niquer à deux. Mais Dawn n'a pas eu le temps de manger : l'autopsie a révélé que son estomac était vide. Elle n'a pas eu le temps de boire non plus. Car c'est avec la bouteille de vin que son agresseur lui a fracassé le crâne...
« Le désarroi du Professeur Sanders » 
Le masque
Dans le parking souterrain d’un centre commercial de Kingsmarkham, le professeur Dorothy Sanders découvre le cadavre de Gwen Robson, une retraitée qui venait de faire ses courses. Elle a été étranglée avec un garrot, puis recouverte d’un rideau de velours immonde. Chargé de l’enquête, l’inspecteur principal Wexford reste perplexe. Le sac à main de la victime a été retrouvé intact. Quel mobile a donc fait agir le meurtrier ? Est-ce une vengeance, car Gwen Robson, avec sa langue bien pendue, était diversement appréciée dans le voisinage. Détenait-elle un secret ? Est-ce le meurtre d’un psychopathe ? D’autant qu’on a vu sortir du parking, peu après l’heure du crime, Clifford, le fils de Dorothy Sanders, en traitement chez un psychologue. Wexford n’aura guère le temps d’approfondir l’affaire car il manque périr dans un attentat en voulant ranger la voiture de sa fille Sheila qui contenait une bombe...
1989
« La demoiselle d'honneur » 
Le Livre de poche
Trois femmes occupent l’imagination de Philip, un peu contre son gré... Rebecca Neave. Son assassinat supposé passionne Londres. Une telle fascination pour la mort violente révulse Philip. Une statue devenue la propriété d’un homme peu scrupuleux. Cette statue de la déesse Flore, présidant à toutes les floraisons, avait exercé un charme puissant sur Philip et avait aimanté ses désirs durant toute son adolescence. Elle était la seule chose que son père ait laissée à Philip, à ses soeurs et à sa mère. Senta Pelham, Philip l’a rencontrée au mariage de sa soeur aînée Fee. Elle est demoiselle d’honneur. Elle ressemble étrangement à Flore, comme le négatif d’une photographie à l’original. Sa passion pour Philip est envahissante et vénéneuse. Sur ces trois fausses pistes parsemées de vrais indices, Philip découvre une violence qu’il avait toujours refoulée. L’inceste latent, l’obsession érotique, le meurtre gratuit possible deviennent les instruments de sa navigation incertaine vers une douloureuse vérité.
« La danse de Salomé » 
Le masque
Minutieuses observations d’un drame qui se noue sous nos yeux, puis, déjouant les pronostics et les meilleures hypothèses, un final parfaitement logique, mais absolument surprenant, nous échoit. Où avons-nous décroché ?
« Ces choses là ne se font pas » 
Le masque
Non ! Les vieilles dames ne sont pas toujours délicieuses ni les mères douces et aimantes. Pas plus les maris trompés ne se contentent d’être ridicules ou les demoiselles de tailler leurs rosiers. Il suffit d’insister un peu et... hop ! ça vient tout seul, Un coup de couteau par-ci, un cou serré par-là, un robinet de gaz qu’on oublie de refermer... Personne n’est à l’abri d’un meurtre. Même si ces clos ne se fort pas...
« Douces morts violentes » 
Le livre de Poche
Elvira, quinze ans, et sa cadette Spinny viennent de perdre leur mère. Intelligente, cultivée, passionnée de littérature gothique, Elvira vit une terrible crise d’adolescence dont son journal intime est le fidèle reflet. Elle voue en outre une passion sans bornes à son père Luke, un bel homme distingué et austère, professeur d’université. Quant à Spinny, la mort de sa mère l’a laissée en proie à d’effrayantes hallucinations. Et la nuit, la vieille maison retentit de ses hurlements. Un soir, les deux soeurs apprennent que leur père chéri est sur le point de se remarier avec une très jeune femme...
« Une amie qui vous veut du bien » 
Le masque
Recueil de onze nouvelles criminelles.
1990
« La maison aux escaliers » 
Le Livre de poche
Elizabeth porte en elle la chorée de Huntington, une maladie héréditaire incurable transmise par les femmes, dont sa mère est morte. Sa cousine Cosette, qu’elle considère comme sa mère adoptive, devenue veuve, décide de changer de vie et s’installe dans « la Maison aux escaliers », qu’elle a achetée. Elizabeth l’y rejoint quelque temps après et y découvre une bande de parasites qui profitent scandaleusement de la richesse et de la générosité de Cosette. Elizabeth leur présentera Bell dont la beauté et la ressemblance avec un portrait d’un peintre de la Renaissance l’obsède ; Bell à son tour leur fera connaître Mark dont Cosette tombera éperdument amoureuse. Dans une ambiance de bohême dorée, une monstrueuse machination s’ourdit dont le dénouement, tragique et cruel, ne laissera personne indemne...
1991
« Un enfant pour un autre » 
Le Livre de poche
Il suffit parfois d’un rien pour que tout bascule, menant à l’un de ces faits divers que l’on découvre chaque jour à la télévision ou dans le journal. Londres, milieu des années 1980. Benet Archdale, auteur du récent best-seller Les Liens du mariage, reçoit sa mère déséquilibrée chez elle. Minée par son passé familial, mère célibataire par choix, Benet vit avec son tout jeune fils, James, qui tombe malade dès l’arrivée de sa grand-mère... De son côté, le brave Barry, vingt ans, rentre à Winterside Down, un quartier d’habitat social, chez sa petite amie Carol 䜣 Carol, autrefois battue par son père, a trois enfants, dont deux placés en foyer, et un petit Jason dont elle s’occupe à peine. Quant au père de Jason, Terence, il vit d’expédients et se fait entretenir par de riches veuves.
« Une fille dans un caveau »
Le masque
C’est le gardien qui l’a découverte en procédant à son inspection mensuelle. Coup de balai, fleurs fraîches... la fille gisait là, affalée entre deux sarcophages de pierre. Aussi morte que les autres habitants du caveau. Zut ! quelle affaire sinistre ! Et pas moyen d’obtenir le moindre renseignement : sans amis, sans argent, sans famille, la fille vivait dans un meublé pouilleux sous un nom d’emprunt. Rien de tangible pour démarrer l’enquête. A croire que l’inconnue du caveau n’était qu’un fantôme. Et cependant, pour son agresseur elle existait bel et bien. Au point qu’il était devenu nécessaire de l’étrangler. Avec une écharpe de soie...
1993
« Fausse route » 
Calmann-Lévy
Il est possible de prendre une fausse route très tôt et de la suivre longtemps. Au bout du chemin, une mort violente permettra d’appeler cela une vie. Leonora et Guy avaient pris l’habitude de déjeuner ensemble tous les samedis. Cette rencontre hebdomadaire, rituelle, avait remplacé leur relation passionnée d’autrefois. Ils étaient alors très jeunes et, contre l’hostilité du monde, s’étaient promis un amour éternel. Guy avait tout mis en oeuvre pour conquérir l’amour de Leonora : d’abord chef de gang dans les rues malfamées de Notting Hill Gate, il avait ensuite fait fortune en important d’horribles tableaux de Taïwan. A vingt-cinq ans, il était riche et attendait celle qu’il aimait et qui, à n’en pas douter, devait l’aimer aussi. Jusqu’au jour où elle lui fit clairement comprendre qu’il devait abandonner ce rêve puéril...
« Plumes de sang » 
Calmann-Lévy
Un portefeuille vole dans un sac et retrouve dans le lit d’un nouvel amant, un marque-page en forme de paon à l’origine d’un assassinat, des baby-sitters qu’un homme transforme en mantes religieuses, un adultère tragique au milieu des coquelicots, des secrets qui finissent en fumée, une lettre d’adieu d’un suicide qui devient une lettre volée, un chat kidnappé pour des raisons dynastiques, tels sont les éléments quelque peu surréalistes à l’origine des neuf nouvelles de ce recueil.
« L'oiseau crocodile » 
Calmann-Lévy
« Le monde commença à s’écrouler à neuf heures du soir. » Lorsque les policiers viennent arrêter sa mère, la jeune Liza est terrifiée à l’idée de quitter le manoir de Shrove où elle vit depuis dix-sept ans à l’écart du bruit et de la fureur du monde. Réfugiée à l’insu de tous chez son petit ami. Sean, elle va faire l’apprentissage d’une autre vie en découvrant la ville et ses magasins, le prix des choses et la nécessité de travailler pour survivre. Mais chaque soir, transformée en Schéhérazade dans l’exiguïté moite de leur caravane, Liza relate à son jeune amant les événements qui ont marqué son enfance. Qu’est-il arrivé aux hommes qui se sont intéressés de trop près aux deux habitantes du manoir ? Quel rôle la jeune fille a-t-elle vraiment joué ? L’oiseau crocodile, qui picore dans les mâchoires de la mort peut-il échapper à son destin ?
1994
« Le goût du risque » 
Le Livre de poche
Le sergent Martin ne pouvait imaginer, en confisquant le faux revolver trouvé dans le cartable de son fils, que ce geste anodin ferait de lui le premier maillon d’une chaîne d’événements plus tragiques les uns que les autres. Lorsqu’il découvre les trois cadavres du manoir de Tancred, l’inspecteur Wexford compte sur le seul témoignage de Daisy Hory, rescapée comme par miracle de ce terrible carnage, pour reconstituer ce que tout autre enquêteur de police se satisferait d’appeler « un fatal enchaînement de circonstances. » Wexford sera tout à la fois séduit et intrigué par la personnalité complexe de cette jeune fille de dix-huit ans, déconcertante de fragilité et d’audace mêlées. Il devra faire appel à toutes ses facultés de déduction mais aussi se laisser guider par son intuition pour confondre une machination qui puise son inspiration dans le drame familial et sa folle témérité dans l’aveuglement amoureux.
« Anthologie érotique de La petite mort »
Albin Michel
Suivre des femmes pour le plaisir de les terrifier... le héros de Ruth Rendell finit par se prendre au jeu de cette étrange activité qui lui procure une excitation de plus en plus intense. Jusqu’au jour où le destin vient mettre fin à son « passe-temps » avec une cruelle ironie. Comme Ruth Rendell, tous les maîtres du suspense et du fantastique réunis dans ce livre, de Joyce Carol Oates à Clive Barker et Harry Crews, célèbrent avec un égal talent la singulière alliance de l’horreur et du plaisir, de la cruauté et de la jouissance, de la perversité et de la sensualité. Aux limites du fantasme, de la réalité et de la folie, ces textes, où le sexe et la mort forment un couple indissociable, composent une anthologie érotique et noire qui exalte tous les sens.
« Le Journal d'Asta »  
Fleuve Noir
Le journal intime d’Asta Westerby, jeune danoise de vingt-cinq ans, fraîchement débarquée, en 1905, dans une Angleterre xénophobe, avec ses deux premiers enfants, est devenu un immense succès d’édition quelque soixante ans plus tard. C’est aussi le point de départ d’une enquête d’Ann Eastbrook, sa petite fille, intriguée par diverses zones d’ombres et quelques oublis suspects qui sont autant d’énigmes jalonnant une vie tout à la fois secrète et tumultueuse : l’assassinat d’une voisine - Lizzie Roper -, vraisemblablement commis par son mari, la disparition de leur enfant, et surtout, l’incertitude pesant sur la véritable identité de la fille préférée d’Asta Westerby, la très discrète Swanny. Peu à peu, la lumière se fait sur cette étrange affaire, et c’est toute la fonction du Journal d’Asta qui apparaît sous un nouveau jour.
1995
« Simisola »  
LGF
Il n’y a que dix huit personnes noires vivant à Kingsmarkham. L’une d’entre elles est le médecin privé de Wexford, Raymond Akando. Lorsque ce dernier appelle l’inspecteur au secours parce que sa fille Mélanie vient de disparaître. Wexford se lance dans une traque pleine de fausses pistes et de rebondissements, où le mystère s’épaissit à mesure que le lecteur croit le voir s’éclaircir. A partir de l’investigation sur le cas apparemment simple d’une disparition, Ruth Rendell construit une intrigue d’une complexité croissante ou la dimension sociologique s’imbrique étroitement au puzzle romanesque. La petite ville de Kingsmarkham a bien changé depuis les premières enquêtes de Wexford : le chômage, les sans-abris, les préjugés raciaux tissent une toile de fond qui transforme l’atmosphère du suspense et conduit Wexford à enquêter sur ses propres zones d’ombre en même temps qu’il se mêle l’écheveau d’une intrigue nourrie des sentiments les plus noirs de ces contemporains.
1996
« Une mort obsédante »  
Le Livre de poche
Dans ce roman de l’obsession sexuelle, l’angoisse est nourrie par l’incompréhension destructive, le doute, la frayeur et la haine qui s’installent entre des êtres que l’amour avait commencé par rapprocher. Quels fantômes hantent donc Tim Cornish ? A vingt-six ans, quelle faute inexpiable a-t-il bien pu commettre ? C’est dans une grande maison délabrée de la côte du Suffolk, face à la mer, que Tim tente vainement d’exorciser son passé par l’écriture d’un journal intime. Moins de trois années plus tôt, il était encore un jeune homme bien sage qui se croyait peu porté sur le sexe et que tout prédestinait à briller comme un astre au ciel des lettres anglaises. Propulsé brutalement dans les affres d’une passion éphémère pour un paléontologue d’âge mûr du nom d’Ivo Steadman, il s’est mis à haïr son amant au point de profiter d’un naufrage accidentel, lors d’un voyage en Alaska, pour commettre l’irréparable. La conscience de Tim en est à jamais torturée. Qui lui expédie toutes ces lettres anonymes relatant l’histoire de naufragés échoués sur une île déserte ? Qui est véritablement Isabel Winwood, disparue de sa vie après une trop brève liaison qui lui avait fait entrevoir le véritable amour ?
« En toute honnêteté »  
Calmann-Lévy
Une petite dame a héritage affligée de manies loufouques tyrannise ses domestiques attentionnés et ses enfants aigris. Lorsqu’elle décide de remplacer la moquette de sa maison victorienne par une épaisse moquette à poils synthétiques elle ignore que c’est à ses risques et périls... Ainsi commence En toute honnêteté, la première nouvelle de ce recueil ou Ruth Rendell sonde les phobies du quotidien : une répétition, une habitude deviennent insupportables et les gestes s’enchaînent jusqu’à l’irréparable. On en vient à glisser des amanites phalloïdes au milieu de barquettes de champignons dans un supermarché, à haïr les mots croisés du Times à se persuader d’avoir cause la mort d’un proche à utiliser la nicotine comme une arme fatale...
1997
« Noces de feu » 
Le Livre de poche
Tella New and vit ses derniers jours dans une maison de retraite. Son aide-soignante, Jenny, se dévoue à elle avec une attention toute particulière. Ce qui commence comme une improbable complicité s’approfondit en réelle affection. Rien que de très banal, en somme. Sauf que nous sommes dans l’univers de Ruth Rendeil : au fil de détails troublants et d’inquiétantes découvertes, se construit peu à peu un jeu de miroirs entre ces deux femmes que tout semble séparer. La tension psychologique ne se dénouera qu’en un flamboyant coup de théâtre.
1998
« Regent's park » 
Le Livre de poche
Mary Jago accepte de faire don de sa moelle osseuse pour sauver un inconnu atteint de leucémie. Cet acte généreux met un terme à sa liaison avec Alistair, qui ne supporte pas qu’elle ait subi une intervention chirurgicale pour aider un étranger. Mais l’homme qu’elle a sauvé tient à faire la connaissance de sa bienfaitrice. Drôle, tendre et sensible, Léo Nash pourrait bien être l’âme soeur tant attendue. Faut-il pour autant se fier aux apparences ? Dans un Londres mystérieux et inquiétant s’entrecroisent les destins de personnages blessés, rejetés par la société ou dépouillés de leurs illusions et qui, plus encore que leur vie, risquent de perdre leur âme.
« Heures fatales » 
Folio
Deux longues nouvelles, issues d’imaginaires étonnamment fertiles.Dans L’arbousier Ruth Rendell met en scène une famille anglaise en vacances en Espagne dont l’été est gâché par un événement mystérieux et déchirant. En un long flashback, la soeur se remémore le séjour maudit : se mêlent dans son récit l’exotisme des vacances méditerranéennes et l’amertume d’un destin marqé à tout jamais par la tragédie. A tout jamais ? Bien sûr que non, car Rendell nous réserve pour la fin une série de revirements aussi subtils qu’habiles. Cette grande dame du suspense a demandé à un jeune talent, Helen Simpson, de paraître à son côté dans ce volume. Le récit de Simpson, Chair et herbe, nous plonge dans un monde macabre, peuplé de personnages sinistres : un chef cuisinier avec de drôles de recettes, un médecin pervers qui se livre à des machinations douteuses, une fillette assassinée dans la forêt... Tissé d’ambiances étranges, avec un style des plus insolites, ce texte nous entraîne dans un univers décidément inquiétant.
1999
« Espèces protégées » 
Le Livre de poche
"Nous n’irons plus au bois", se lamente l’inspecteur Wexford en traversant la forêt de Framhust, bientôt rasée pour construire une déviation. Mais les écologistes se mobilisent, manifestent pour empêcher la disparition de la forêt et des espèces rares qui la peuplent. Alors qu’ils cherchent à protéger des terriers, ils découvrent le cadavre d’une jeune femme en état de décomposition avancée. L’enquête connaît un rebondissement inattendu lorsque la propre femme de l’inspecteur Wexford est mystérieusement enlevée. Comme toujours chez Rendell, le suspense magistralement orchestrée se double d’une dimension sociologique, et Espèces protégées est aussi une belle réflexion sur les enjeux de l’écologie.
« Jeux de mains » 
Le Livre de poche
Ecrivain encensé par la critique, Gerald Candless meurt à soixante et onze ans d’une crise cardiaque. sa fille Sarah est désespérée par la mort de ce père avec lequel elle avait le sentiment d’entretenir une relation exceptionnelle. Mais lorsque Sarah décide d’écrire une biographie de Gerald, elle découvre vite que celui-ci a menti sur son passé. Il n’a jamais grandi dans le Suffolk, n’a jamais fait d’études à Dublin, et ne s’appelait pas Gerald Candless... Quel est donc le terrible secret qui l’a condamné à changer d’identité ? Ruth Rendell nous donne ici l’une de ses oeuvres les plus abouties : Jeux de mains est tout à la fois un formidable suspense, une réflexion sur les frontières troubles entre passé et présent, fiction et réalité, et une analyse, surprenante par son acuité et sa violence, des forces obscures du désir.
2000
« Sage comme une image » 
Le Livre de poche
Ils sont beaux, jeunes et viennent de se rencontrer. Leur histoire d’amour pourrait être idyllique, mais chacun d’eux cache de dangereuses blessures. Teddy Brex n’a reçu dans son enfance aucun amour. Il a appris qu’il ne fallait se fier aux êtres humains, et seules comptent pour lui les oeuvres d’art. Jusqu’au jour où il rencontre Francine, belle comme un tableau, sage comme une image, et qui, à sept ans, a été témoin du meurtre de sa mère. Ces deux êtres traumatisés peuvent-ils s’aimer sans se détruire ? Dans ce roman superbe et inquiétant, Ruth Rendell dissèque avec une lucidité impitoyable les terribles conséquences des traumatismes de l’enfance.
« P. comme Piranha et autres nouvelles » 
Le Livre de poche
La réalité est parfois plus effrayante que les monstres nés de l’imagination humaine. Dans ce recueil de nouvelles, Ruth Rendell plonge au coeur du fantastique et de l’étrange. Le narrateur de " P comme piranha " est-il fou, ou bien victime des pouvoirs maléfiques d’un livre qu’il déteste ? De quelle nature est ce " lien hautement mystérieux " qui pousse les habitants d’un paisible village à menacer de mort un nouvel arrivant ? Comment un cadre au chômage devient-il un monomaniaque obsédé par le jardin d’Eden ? Quand les contours de la réalité s’estompent, tout peut arriver...
« L'Arbousier » 
Folio
Une famille anglaise en vacances en Espagne voit son été gâché par un événement mystérieux et déchirant. En un long flash-back, Petra, la narratrice, dépositaire du secret de l’histoire, se remémore le séjour maudit : se mêlent dans son récit l’exotisme des vacances méditerranéennes et l’amertume d’un destin marqué par la tragédie. À tout jamais ? Une fable cruelle mise au service d’un mystère lentement dévoilé jusqu’à la chute vertigineuse...
2001
« Sans dommage apparent » 
Le Livre de poche
À Kingsmarkham, des jeunes filles disparaissent mystérieusement puis réapparaissent un peu plus tard. Droguées, elles ne peuvent donner aucune indication précise sur leur détention. Dans cette atmosphère d’angoisse générale, un détenu condamné pour pédophilie est remis en liberté, ce qui ne fait qu’accroître l’inquiétude des habitants et suscite de violentes protestations. Responsable de ces deux affaires, Wexford enquête dans la cité où s’est installé le pédophile et où habite l’une des jeunes filles enlevées. Très vite, les événements prennent un tour dramatique et deux meurtres sont commis...
« Betty Fisher et autres histoires »
Calmann-Lévy
Quand Benet avait quatorze ans, sa propre mère s’était jetée sur elle, armée d’un couteau. C’est cette semi-démente qu’elle accueille à l’aéroport d’Heathrow. Cela fait longtemps qu’elles ne se sont pas vues. Mopsa vit au loin, en Espagne. C’est beaucoup mieux pour la santé mentale de Benet. Près de Benet il y a son amour, sa raison de vivre : son petit garçon. Elle a voulu un enfant sans avoir de mari. Elle est seule au monde avec lui. Ou presque. Maintenant, Mopsa est là. Mopsa qui apporte avec elle la folie. Mopsa qui, tel l’oiseau du malheur, pourrait bien sans le savoir être l’annonciatrice de la plus cruelle des douleurs. Lorsque Mopsa repartira, l’univers de Benet sera en cendres. Et autour d’elle, à Londres, d’autres êtres vont avoir leur existence bouleversée. Aussi définitivement que la sienne.
2002
« Danger de mort » 
Le Livre de poche
Clodagh a toujours eu le goût du risque. Au point d’escalader les pylones, fascinée par leur hauteur et leur puissance. Au point d’y prendre goût et d’entraîner avec elle son petit ami, Daniel. Jusqu’à l’accident, effroyable. Hantée par ce souvenir, rongée par la culpabilité, Clodagh ne parvient pas à mener une existence normale. Etudiante à Londres, elle fait la connaissance de Silver, une jeune idéaliste qui, depuis son appartement, parcourt les toits de la ville, un espace hors d’atteinte du monde « d’en bas. », celui des adultes et de leurs lois absurdes. Il héberge un groupe de jeunes marginaux, Johnny, le voleur qui maîtrise mal ses pulsions violentes, Liv, l’ex-jeune fille au pair paranoïaque et agoraphobe, Wim, le funambule au passé mystérieux. Entraide et amitié règnent d’abord dans cette petite communauté, mais la peur, la violence et la trahison vont faire voler en éclat ce fragile équilibre...
2003
« Pince-mi et pince-moi » 
Le Livre de poche
Une jeune célibataire maniaco-dépressive qui croit aux fantômes ; une écervelée droguée de shopping et prête à tout sacrifier pour son confort et celui de ses enfants ; une brillante banquière à qui tout sourit sauf l’amour. Trois londoniennes dont un séducteur cynique et profiteur va rapprocher puis entremêler malgré lui les destinées, formant un mélange de compromissions inavouables, de rêves inassouvis et d’ambitions contrariées qui finira par exploser en une succession de drames sanglants.
2004
« Crime par ascendant » 
Le Livre de poche
Quand Martin Nanther décide d’écrire la biographie de son arrière-grand-père, Henry Nanther, il ne se doute pas de ce qui l’attend. Médecin passionné par le sang, Henry était spécialiste de l’hémophilie, maladie qui décimait en son temps les mâles de la famille royale. Ambitieux et brillant, il a été fait lord héréditaire par la reine Victoria, titre que porte aujourd’hui son arrière-petit-fils. Peu à peu, comme Martin interroge des membres de sa famille dont il ne soupçonnait même pas l’existence et retrouve des documents d’époque, la façade lisse et parfaite de son aïeul se craquelle et les questions s’accumulent. Pourquoi Henry préféra-t-il épouser la fille d’un petit avocat plutôt qu’une jeune femme de la haute société qui était amoureuse de lui et qu’il semblait aimer ? Quelle est la véritable explication de l’horrible tragédie qui coûta la vie à sa fiancée ? Et pourquoi, lui qui avait si bien réussi, finit-il sa vie dans la souffrance et le désespoir ? Alors que la Chambre des lords se déchire, qu’il risque de bientôt perdre son titre et que sa femme cherche à tout prix à avoir un enfant, Martin va de surprise en surprise. La recherche de ses propres racines amène parfois à de bien sombres découvertes, et le médecin à la vie exemplaire révélera peu à peu sa face cachée, son monstrueux secret...
« Amour en sept lettres » 
Le masque
A quel instant l’esprit humain bascule-t-il dans la folie ou dans le meurtre ? Quel processus obscur sape donc les fondements de la raison, et se révèle un jour par un détail qui fait voler en éclats toutes les apparences de la normalité ? Les habitudes rassurantes, ces béquilles qui permettent de vivre, se dérobent un jour sous les pas des héros de Ruth Rendell, et les font chuter dans les abîmes dont ils ne peuvent espérer renaître... Grande praticienne de la nouvelle, spécialiste du décorticage des âmes, Ruth Rendell nous offre à travers des textes réunis ici pour la première fois en recueil, toute la palette des sentiments qui déchirent les êtres, des plus terre à terre aux plus étranges.
2005
« Promenons-nous dans les bois » 
LGF
Alors que le Sud de l’Angleterre est ravagé par des inondations catastrophiques, l’inspecteur Wexford est chargé d’enquêter sur la disparition de deux adolescents, Sophie et Giles Dade, et de la jeune femme chargée de veiller sur eux, Joanna Troy. Leur mère est persuadée qu’ils se sont noyés, mais tous les efforts de la police pour retrouver les corps restent vains. Wexford, intrigué par la personnalité trouble de Joanna Troy, privilégie d’abord la piste de l’enlèvement. Quelques semaines plus tard, le cadavre de la jeune femme est retrouvé au fond d’une carrière. Les enfants Dade, eux, demeurent introuvables. L’enquête piétine : témoignages contradictoires, absence de preuves, mobile insaisissable. Quand le mensonge est une seconde nature, la frontière entre innocence et culpabilité devient floue...
2006
« Rottweiler » 
Editions des Deux Terres
La première fille avait une morsure dans le cou. Selon la police, les analyses ADN désignaient son fiancé. Qu’importe ! La presse à sensation s’était tout de suite emparée de l’histoire : elle avait baptisé le tueur le Rottweiler, et le surnom lui était resté. Le dernier corps est découvert tout près de la boutique d’antiquités d’Inez Ferry, dans le quartier de Marylebone, à Londres. Depuis la mort de son mari, Inez complète son modeste revenu en prenant des locataires au-dessus de la boutique. Les activités obsessionnelles et imprévisibles du Rottweiler propagent la suspicion au sein de cette petite communauté disparate : un maniaque, un assassin se cache parmi eux.
2007
« La 13ème marche »   |