| |
1927
« L'Ile panorama » 
Picquier poche
Pour réaliser un rêve fabuleux, un étudiant, passionné par les oeuvres d'Edgar Poe, entreprend la construction d'une île idéale conforme à son imagination : usurpation d'identité, assassinat, délires mentaux, mystifications et mises en scène fantastiques nous entraînent dans un monde étrange et merveilleux, un paradis sur terre qui pourrait bien s'appeller aussi l'enfer.
1928
«La proie et l'ombre » 
Picquier poche
Ce roman très célèbre est un subtil jeu de miroirs où le narrateur, Edogawa lui-même, cherche à élucider un meurtre commis par un autre auteur de littérature policière. On retrouve ici une curieuse alchimie entre une intrigue rigoureuse et une narration envoûtante, dans des mises en scène fantastiques et obsessionnelles (fétichisme, voyeurisme, sadisme et perversions sexuelles).
1929
« La Chambre rouge » 
Picquier poche
Le lecteur ne peut que tomber sous le charme de ces cinq nouvelles, rondement ficelées et élégamment menées. Dans quatre d'entre elles, l'intrigue s'élabore autour d'une supercherie qui mise autant sur la psychologie des personnages que sur celle du lecteur. L'aspect "farce" prédomine, chaque dénouement rendant la tragédie caduque, en dépit de l'atmosphère pesante ou sinistre.
Seul La Chenille , qui narre l'atroce existence d'une créature difforme et mutilée, en proie aux pulsions libidineuses et sadiques d'une épouse "dévouée", est un récit qui se doit d'être placé à part. Cette nouvelle est un classique du genre ero-guro, mêlant brillamment érotisme, grotesque et horreur, en particulier dans les descriptions de la "toupie de chair", l' "énorme chenille jaune" qu'est devenu l'ancien soldat.
Il faut dire que les personnages créés par l'auteur sont le plus souvent mutilés par la vie : misanthropes frappés par des maladies mentales parfois imaginaires, comme dans Deux vies cachées , affublés d'un physique repoussant ( La chaise humaine ), ou encore accablés par la pauvreté, comme dans La pièce de deux sens . Ce récit est le premier de l'auteur à avoir été publié (en 1923) et est célèbre pour être la première oeuvre de littérature policière japonaise, le point de départ d'une carrière qui aura tenu ses promesses.
De l'ensemble se dégagent, sous un charme vieillot, une modernité et une virtuosité que doivent envier nombre d'auteurs actuels.
« Mirage » 
Picquier poche
A Tôkyo, dans une vieille maison, un misanthrope excentrique et pervers fasciné par une célèbre actrice vit, comme dans un cauchemar, une effrayante descente aux enfers qui fera de lui un criminel. A bord d'un train, un énigmatique voyageur raconte à son voisin de rencontre l'histoire du tableau dont les personnages sont " vivants ". Par le maître Edogawa Ranpo, deux récits à vous plonger dans l'angoisse.
1931
« La bête aveugle » 
Picquier poche
Un masseur aveugle, fasciné par la perfection du corps féminin, entraîne ses victimes de rencontre dans des mises en scène cruelles et perverses où les plaisirs sensuels et les amours troubles deviennent très vite des jeux douloureux. Caresses raffinées pour les plaisirs extravagants d'un esthète qui célèbrerait l'art dans un monde de beauté purement tactile.
1934
« Le lézard noir » 
Picquier poche
Un cambriolage rocambolesque lancera le détective Kogorô Akechi, dans une course-poursuite sur les traces d'une femme fatale et sans scrupules surnommée " le Lézard noir ", à la recherche de la belle Sanae. Un enlèvement réussi et des travestissements déconcertants mettront à mal sa perspicacité et conduiront le lecteur dans un labyrinthe secret et inattendu, jusqu'à un musée extravagant.
|
|