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** Theyrani a lu ! **

La Chambre rouge

Ce recueil de nouvelles est une pure merveille et un enchantement de lecture à chaque page ! Edogawa Ranpo est tout simplement génial dans ces récits... Les histoires se déroulent à la fois d'une manière si fluide que l'on a envie de se lancer dans l'écriture, et les idés si inventives que l'on se demande où une telle imagination a pris sa source. L'auteur mêle à la perfection l'ironie, la perversion, la réalité de la vie, la sensualité, le morbide... Tout y passe, et l'on reste "scotché" ! Dominique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Edogawa Ranpo

Edogawa Ranpo est né en 1894 à Nabari, au Japon. Son vrai nom était Hirai Tarô, mais son immense admiration pour Edgar Allan Poe lui fit choisir un pseudonyme phonétiquement ressemblant à celui de son auteur fétiche. Il a tout d'abord beaucoup écrit de nouvelles dans lesquelles l'intrigue est démélée par l'enquêteur grâce à une implacable logique. Mais il y mêle aussi des univers macabres et pervers dans lesquels le sadisme côtoie le masochisme, avec toujours des relents de sensualité. Plus tard, Edogawa Ranpo se consacrera à une littérature policière plutôt tournée vers la jeunesse. Au Japon un prix portant son nom récompense désormais les meilleurs thrillers, consacrant cet auteur comme le maitre absolu de la littérature du genre au pays du Soleil levant. De nombreux films ont été inspirés de son oeuvre. Il est mort en 1965.

Les Romans d'Edogawa Ranpo, à l'image de ceux d'Edgar Allan Poe, nous donnent envie d'organiser des séances de lecture autour d'un bon feu de cheminée...Mais attention, il faudrait ensuite vérifier tous les placards, et ne pas oublier de regarder sous le lit avant d'aller se coucher. Son style est si fluide que l'on se prend à avoir envie d'écrire des histoires, en croyant, d'un seul coup, que c'est facile... erreur ! Il y a mille idées de génie par roman ... Mille subtilité, toutes empreintes de perversité, de sensualité, et d'imagination...
 


1927

« L'Ile panorama »
Picquier poche
Pour réaliser un rêve fabuleux, un étudiant, passionné par les oeuvres d'Edgar Poe, entreprend la construction d'une île idéale conforme à son imagination : usurpation d'identité, assassinat, délires mentaux, mystifications et mises en scène fantastiques nous entraînent dans un monde étrange et merveilleux, un paradis sur terre qui pourrait bien s'appeller aussi l'enfer.


1928

«La proie et l'ombre »
Picquier poche
Ce roman très célèbre est un subtil jeu de miroirs où le narrateur, Edogawa lui-même, cherche à élucider un meurtre commis par un autre auteur de littérature policière. On retrouve ici une curieuse alchimie entre une intrigue rigoureuse et une narration envoûtante, dans des mises en scène fantastiques et obsessionnelles (fétichisme, voyeurisme, sadisme et perversions sexuelles).


1929

« La Chambre rouge »
Picquier poche
Le lecteur ne peut que tomber sous le charme de ces cinq nouvelles, rondement ficelées et élégamment menées. Dans quatre d'entre elles, l'intrigue s'élabore autour d'une supercherie qui mise autant sur la psychologie des personnages que sur celle du lecteur. L'aspect "farce" prédomine, chaque dénouement rendant la tragédie caduque, en dépit de l'atmosphère pesante ou sinistre.
Seul La Chenille , qui narre l'atroce existence d'une créature difforme et mutilée, en proie aux pulsions libidineuses et sadiques d'une épouse "dévouée", est un récit qui se doit d'être placé à part. Cette nouvelle est un classique du genre ero-guro, mêlant brillamment érotisme, grotesque et horreur, en particulier dans les descriptions de la "toupie de chair", l' "énorme chenille jaune" qu'est devenu l'ancien soldat.
Il faut dire que les personnages créés par l'auteur sont le plus souvent mutilés par la vie : misanthropes frappés par des maladies mentales parfois imaginaires, comme dans Deux vies cachées , affublés d'un physique repoussant ( La chaise humaine ), ou encore accablés par la pauvreté, comme dans La pièce de deux sens . Ce récit est le premier de l'auteur à avoir été publié (en 1923) et est célèbre pour être la première oeuvre de littérature policière japonaise, le point de départ d'une carrière qui aura tenu ses promesses.
De l'ensemble se dégagent, sous un charme vieillot, une modernité et une virtuosité que doivent envier nombre d'auteurs actuels.

« Mirage »
Picquier poche
A Tôkyo, dans une vieille maison, un misanthrope excentrique et pervers fasciné par une célèbre actrice vit, comme dans un cauchemar, une effrayante descente aux enfers qui fera de lui un criminel. A bord d'un train, un énigmatique voyageur raconte à son voisin de rencontre l'histoire du tableau dont les personnages sont " vivants ". Par le maître Edogawa Ranpo, deux récits à vous plonger dans l'angoisse.


1931

« La bête aveugle »
Picquier poche
Un masseur aveugle, fasciné par la perfection du corps féminin, entraîne ses victimes de rencontre dans des mises en scène cruelles et perverses où les plaisirs sensuels et les amours troubles deviennent très vite des jeux douloureux. Caresses raffinées pour les plaisirs extravagants d'un esthète qui célèbrerait l'art dans un monde de beauté purement tactile.


1934

« Le lézard noir »
Picquier poche
Un cambriolage rocambolesque lancera le détective Kogorô Akechi, dans une course-poursuite sur les traces d'une femme fatale et sans scrupules surnommée " le Lézard noir ", à la recherche de la belle Sanae. Un enlèvement réussi et des travestissements déconcertants mettront à mal sa perspicacité et conduiront le lecteur dans un labyrinthe secret et inattendu, jusqu'à un musée extravagant.